A LIRE , DERNIÈRES ACTUALITÉS

Le DR François DUFOUR  est associé  avec le DR Marine SIBLOT
Les deux médecins consultent en alternance dans le même cabinet.
le cabinet est ouvert pendnat la période épidémique.
 
 

COVID  2019
 


Les tests   (26/03/320)

OU et comment faire un test de depistage ?
Il faut savoir que pour le moment la France manquant cruellement de réactif, il ya trés peu de test de depistage. Alors que les Allemends font un depistage de masse, nous n'en sommes qu'à quelques test parci et par là. Dans notre Canton, il ya un drive installé par Biolittoral à Bandol, qui fait des tests réservés uniquement aux patients qui ont des symptomes importants, et qui ont des facteurs de fragilité.

Si vous n'avez pas les deux vous ne pourrez pas être dépistés. Idem à l'hopital, le fait d'avoir des signes de la maladie n'est pas suffisant pour que vous soyez dépistés. Donc restez chez vous, calfeutrez, si vous avez des signes cliniques fièvre toux grande fatigue courbature, vous pouvez nous appeller au telephone , prendre rendez de consultation ou de teleconsultation.

 le point le  10  mars



 

      QUE FAIRE  SI ON A DES SYMPTOMES GRIPPAUX ? (26 fév2020)

Soit vous revenez d'une zone réputée contaminée, soit vous avez été en contact avec des personnes qui en reviennent. Ne venez pas au cabinet, restez chez vous et appellez moi 
au cabinet.
Si vous avez été en contact direct avec des personnes contaminées, et si vous avez des symptomes grippaux, appellez directement le 15.
Dans tous autres cas, vous pouvez venir en consultation, avec un masque de préférence


 

Un programme national de dépistage
du cancer du col de l'utérus se met en place

Ce programme national de dépistage a pour objectifs de réduire le nombre de cancers du col de l’utérus et la mortalité liée à ce cancer, d’améliorer l’information ainsi que la qualité de suivi ou des soins. Il garantit à chaque femme un accès égal au dépistage du cancer du col de l’utérus sur l’ensemble du territoire et un niveau de qualité élevé. L'examen cytopathologique du frottis de dépistage sera pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie, sans aavance de frais.

 


Frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus

02 janvier 2019 
Le frottis de dépistage est, avec la vaccination contre le papillomavirus, le meilleur moyen de lutter contre le cancer du col de l’utérus. Il permet de mettre en évidence d'éventuelles lésions pré-cancéreuses et de les traiter avant qu'elles ne se transforment en cancer.

Pourquoi est-il important de faire régulièrement des frottis du col de l'utérus ?

Les cancers du col de l’utérus sont principalement dus à une infection persistante (d’une durée de 10 à 15 ans) par des virus appelés 

humains (virus du papillome humain ou HPV, abréviation de human ) et transmis par voie sexuelle. L’infection par un virus HPV est très courante et guérit le plus souvent spontanément. Mais dans 10 % des cas, le virus persiste au niveau de la 

du col utérin et peut alors provoquer des modifications de l’épithélium appelées lésions précancéreuses, susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Le but du frottis est de repérer d'éventuelles cellules anormales au niveau du col de l’utérus, souvent avant même qu’elles ne deviennent cancéreuses. Plus une anomalie est détectée tôt, mieux elle se soigne.

Le frottis du col de l'utérusest un examen simple et indolore qui ne prend que quelques minutes. Le professionnel de santé prélève des cellules sur le col, à l’aide d’une sorte de grand coton-tige ou d'une petite brosse. Les différents prélèvements sont étalés sur des lames de verre et un produit de fixation est vaporisé dessus. Ce geste sert à "figer" les cellules, afin qu’elles ne s’altèrent pas avant d’être analysées. Plus rarement, les lames sont plongées dans un liquide (notamment lors de la recherche d’un éventuel 

). Les prélèvements sont ensuite adressés à un laboratoire pour analyses. Les résultats sont transmis à votre médecin.

Si les résultats font suspecter une anomalie, des examens complémentaires seront pratiqués.

Pourquoi me faire dépister si je me sens bien ?

Parce que les examens de dépistage sont justement des examens de "surveillance", en l’absence de symptômes, un peu comme on surveille son taux de cholestérol, par exemple.

Le but : pouvoir agir très tôt, avant que lecancer du col de l’utérus ne se développe.

Le frottis de dépistage du col de l'utérus en quatre questions

À ce jour, le dépistage du cancer du col de l'utérus est proposé dans les conditions suivantes.

Pour qui ?Pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans (ou de 20 à 65 ans dans les départements d’outre-mer), sauf indication contraire du médecin.

À quel rythme ?Un premier frottis à l’âge de 25 ans, puis deux frottis à un an d’intervalle sont recommandés. Si les résultats sont normaux, un frottis tous les trois ans suffit.

Par qui ?Le frottis de dépistage peut être réalisé :

  • par votre médecin (gynécologue ou généraliste) au cours d’une consultation ;
  • par votre sage-femme, soit dans le suivi de grossesse, soit lors d'une consultation de contraception et de suivi gynécologique de prévention ;
  • dans les centres d’examens de santé de l’Assurance maladie ou dans les centres mutualistes (lors des bilans de santé) ;
  • dans un laboratoire, sur prescription médicale.

Quel remboursement par l'Assurance Maladie ?

L’analyse du frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus et les consultations chez votre médecin ou votre sage-femme sont prises en charge dans les conditions habituelles de remboursement.

 
 
 
 


LA GRIPPE EN REGION PACA
Le nombre de personnes admises aux urgences dans notre région a doublé en une semaine. Le pic épidémiologique devrait être atteint la semaine prochaine. Sept personnes sont décédées des suites de complications liées à la grippe dans notre région depuis le début de l'épidémie, le 17 décembre 2018.   
Par Sidonie CanettoPublié le 01/02/2019 à 14:11Mis à jour le 01/02/2019 à 14:15
Du 17 décembre 2018 au 27 janvier 2019, 32 personnes atteintes de cas sévères de grippe ont été hospitalisées dans les services de réanimation sentinelles de la région, dont 13 cette semaine. Parmi ces cas, sept personnes sont décédées.
 
Est-il encore temps de se faire vacciner?
Et bien non, d'abord parce qu'il n'ya presque plus de vaccins disponible, "la campagne de vaccination a bien fonctionné", se félicite le docteur Ortmans, avant de préciser que" le vaccin n'est actif qu'au bout de 15 jours et que le pic épidémiologique devrait etre atteint la semaine prochaine".



           Peut-on attrapper la grippe même si on est vacciné?

Les personnes vaccinées peuvent très bien attraper la grippe aussi, mais elle sera moins violente que chez les personnes non vaccinées. Les personnes peuvent également attraper d'autres virus que celui largement répandu, le type A dans notre région, et contenu dans les vaccins.
De manière globale, les jeunes sont plutot touchés par le AH1N1 quand aux personnes plus agées elles sont plus sujettes a attraper le virus AH3N2.

Quels sont les profils des personnes grippées?
L'âge moyen des personnes qui se sont présentées au urgences est de 60,5 ans. Ils ont tous plus de 40 ans et moins de la moitié (44 %) sont âgés de 65 ans et plus. La majorité d’entre eux (75 %) présente des facteurs de risque.
                           Comment se protéger de la grippe?
La prévention est essentielle pour réduire la propagation des virus de l’hiver, dont celui de la grippe saisonnière. Ces virus se transmettent facilement par la toux, les éternuements, les postillons et la salive de personnes infectées, par le contact direct des mains d’une personne infectée à une autre, par le contact d’objets contaminés par une personne malade mais aussi par l’air, surtout lorsqu’une personne malade occupe une pièce fermée (chambre, salle d’attente, bureau etc.). La grippe reste la maladie infectieuse qui a l’impact le plus important sur le recours au soin et la mortalité en France. 

11 VACCINS OBLIGATOIRES
 

L’INSTITUT NATIONAL DE LA SANTÉ ET DE LA RECHERCHE MÉDICALE (INSERM) SE VEUT RASSURANT : LES 11 VACCINS OBLIGATOIRES DÈS 2018 SONT BIEN EFFICACES ET NE COMPORTENT QUE PEU D’EFFETS INDÉSIRABLES. DE QUOI COMBATTRE, PAR LA SCIENCE, LES IDÉES REÇUES.

À PARTIR DU 1ER JANVIER 2018, 11 VACCINS SERONT OBLIGATOIRES POUR LES ENFANTS CONTRE TROIS ACTUELLEMENT. CETTE MESURE, ANNONCÉE EN JUILLET DERNIER, A CRÉÉ UNE VIVE POLÉMIQUE, FAISANT RESURGIR LES ARGUMENTS DES ANTI-VACCINS.

L’INSTITUT NATIONAL DE LA SANTÉ ET DE LA RECHERCHE MÉDICALE (INSERM) A DONC DÉCIDÉ DE FAIRE LE POINT, POUR AIDER LES PARENTS À S’Y RETROUVER. ET SES CONCLUSIONS, PUBLIÉES CE LUNDI, SONT SANS APPEL : LES VACCINS SONT EFFICACES ET LES EFFETS SECONDAIRES MINIMES, RAPPORTE SANTÉ MAGAZINE.

DES DÉSAGRÉMENTS MINEURS

L’INSTITUT RAPPELLE AINSI QUE LES TAUX DE PROTECTION DES TROIS VACCINS DÉJÀ OBLIGATOIRES SONT DE 90 À 100 % SELON LES MALADIES. EN CE QUI CONCERNE LES HUIT AUTRES, CELA VARIE ENTRE 85 ET 100 %.

L’INSERM EN PROFITE AUSSI POUR RAPPELER QUE LES EFFETS INDÉSIRABLES SONT SOUVENT MINEURS ET DE COURTE DURÉE. SELON LES SCIENTIFIQUES, CES DÉSAGRÉMENTS SERAIENT PRINCIPALEMENT DUS À LA PIQÛRE AVEC DES DOULEURS, ROUGEURS OU GONFLEMENTS. CELA REPRÉSENTE ENVIRON 10 ENFANTS SUR 100 VACCINÉS. DES EFFETS GÉNÉRAUX PEUVENT AUSSI ÊTRE CONSTATÉS DANS 1 À 10 CAS SUR 100 VACCINS. IL S’AGIT DANS CE CAS DE FIÈVRE OU DE DOULEURS ARTICULAIRES ET MUSCULAIRES
L’INNOCUITÉ DES SELS D’ALUMINIUM

« DES RÉACTIONS ALLERGIQUES EXTRÊMEMENT RARES PEUVENT ÊTRE GRAVES EN L’ABSENCE DE TRAITEMENT ADÉQUAT », RECONNAISSENT LES EXPERTS MAIS EN SOULIGNANT QUE CELA NE CONCERNE QU’UN CAS SUR 450 000.

L’INSERM SOUHAITE AUSSI RAPPELER QUE LES AUTRES EFFETS INDÉSIRABLES PARFOIS ATTRIBUÉS AUX VACCINS NE POSSÈDENT AUCUN FONDEMENT SCIENTIFIQUE. L’INSTITUT NIE NOTAMMENT L’EXISTENCE D’UN LIEN ENTRE LE VACCIN CONTRE L’HÉPATITE B ET LA SCLÉROSE EN PLAQUES : « DES ÉTUDES RÉALISÉES ENTRE 1996 ET 2004 ONT INFIRMÉ LE LIEN SUSPECTÉ ENTRE CETTE VACCINATION ET DES EFFETS INDÉSIRABLES GRAVES, CONCERNANT DES ATTEINTES NEUROLOGIQUES DE TYPE SCLÉROSE EN PLAQUES OU D’AUTRES MALADIES AUTO-IMMUNES ».

IL EN EST DE MÊME POUR LES SELS D’ALUMINIUM, UTILISÉS DANS 10 VACCINS SUR 11. EN RAISON DES « DONNÉES DISPONIBLES, DU RECUL D’UTILISATION DE 90 ANS ET DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOSES INJECTÉES », L’INNOCUITÉ DE CETTE SUBSTANCE NE PEUT PAS ÊTRE REMISE EN CAUSE SELON LES EXPERTS.

 

L’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) se veut rassurant : les 11 vaccins obligatoires dès 2018 sont bien efficaces et ne comportent que peu d’effets indésirables. De quoi combattre, par la science, les idées reçues.

À partir du 1er janvier 2018, 11 vaccins seront obligatoires pour les enfants contre trois actuellement. Cette mesure, annoncée en juillet dernier, a créé une vive polémique, faisant resurgir les arguments des anti-vaccins.

L’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a donc décidé de faire le point, pour aider les parents à s’y retrouver. Et ses conclusions, publiées ce lundi, sont sans appel : les vaccins sont efficaces et les effets secondaires minimes, rapporte Santé Magazine.

Des désagréments mineurs

L’institut rappelle ainsi que les taux de protection des trois vaccins déjà obligatoires sont de 90 à 100 % selon les maladies. En ce qui concerne les huit autres, cela varie entre 85 et 100 %.

L’Inserm en profite aussi pour rappeler que les effets indésirables sont souvent mineurs et de courte durée. Selon les scientifiques, ces désagréments seraient principalement dus à la piqûre avec des douleurs, rougeurs ou gonflements. Cela représente environ 10 enfants sur 100 vaccinés. Des effets généraux peuvent aussi être constatés dans 1 à 10 cas sur 100 vaccins. Il s’agit dans ce cas de fièvre ou de douleurs articulaires et musculaires

 

L’innocuité des sels d’aluminium

« Des réactions allergiques extrêmement rares peuvent être graves en l’absence de traitement adéquat », reconnaissent les experts mais en soulignant que cela ne concerne qu’un cas sur 450 000.

L’Inserm souhaite aussi rappeler que les autres effets indésirables parfois attribués aux vaccins ne possèdent aucun fondement scientifique. L’institut nie notamment l’existence d’un lien entre le vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques : « Des études réalisées entre 1996 et 2004 ont infirmé le lien suspecté entre cette vaccination et des effets indésirables graves, concernant des atteintes neurologiques de type sclérose en plaques ou d’autres maladies auto-immunes ».

Il en est de même pour les sels d’aluminium, utilisés dans 10 vaccins sur 11. En raison des « données disponibles, du recul d’utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées », l’innocuité de cette substance ne peut pas être remise en cause selon les experts.

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La prévention cardiovasculaire primaire par une statine semble de peu d’intérêt après 75 ans

 
 
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Si le traitement par statines en prévention cardiovasculaire primaire est associé de manière indiscutable à une réduction de la morbidité cardiovasculaire, ses effets sur la mortalité globale semblent variables. De plus, on dispose de très peu de données pour guider l’utilisation des statines en prévention primaire chez les sujets de plus de 75 ans.

Afin d’analyser l’effet du traitement par statines chez les adultes âgés de 65 à 74 ans et chez les sujets de plus de 75 ans, les auteurs de l’étude ALLHAT ont utilisé les données de cette étude pour faire une analyse post-hoc chez les sujets de plus de 65 ans qui, dans cette étude, rappelons-le, n’avaient pas de maladie cardiovasculaire athéroscléreuse patente, étaient ambulatoires et étaient hypertendus. Cette étude avait été conduite entre février 1994 et mars 2002 dans 513 sites cliniques. La pravastatine à la dose de 40 mg/jour était comparée à la prise en charge habituelle.

Parmi les participants de plus de 65 ans de cette étude, 1 467 (dont 48 % de femmes) d’âge moyen de 71.3 ± 5.2 ans faisaient partie du groupe « pravastatine » et 1 400 (dont 50.8 % de femmes) d’âge moyen de 71.2 ± 5.2 ans faisaient partie du groupe « prise en charge habituelle ». Le LDL cholestérol moyen au début de l’étude était de 1.47 ± 0.19 g/l dans le groupe « pravastatine » et de 1.47 ± 0.19 g/l dans le groupe « prise en charge habituelle ». Dans cette étude, menée en ouvert, les médecins étaient libres d’arrêter le traitement pour des problèmes de tolérance chez les patients traités par statine et de mettre en route un traitement par statine dans le groupe « prise en charge habituelle ».  Parmi les sujets assignés initialement à la prise de pravastatine, 86.1% en prenaient encore la seconde année et 77.9% (197 of 253) en prenaient encore à la 6éme année. Dans le groupe traité de manière habituelle, 8.3% des participants prenaient une statine la seconde année et 29.0% (77 des 266) en prenaient une la 6éme année.

A la 6ème année, le LDL cholestérol moyen était de 1.09 ± 0.35 g/l dans le groupe « pravastatine » et de 1.28 ± 0.27 g/l dans le groupe « prise en charge habituelle ». A la 6ème année, sur les participants du groupe « pravastatine », 42 des 253 (16.6 %) ne prenaient plus de statines ; 71 % du groupe prise en charge habituelle ne prenaient pas de statines. Les hazard ratios pour la mortalité globale dans le groupe pravastatine, en comparaison du groupe prise en charge habituelle étaient de 1.18 (IC 95 % = 0.97-1.42, p = 0.09) pour tous les adultes de plus de 65 ans. Ils étaient de 1.08 (0.85-1.37, p = 0.55) pour les adultes âgés de 65 à 74 ans et de 1.34 (0.98-1.84, p = 0.07) chez les sujets de plus de 75 ans. Le taux d’événement coronarien n’était pas significativement différent entre les deux groupes. En analyse de régression multivariée, les résultats restaient non significatifs et il n’y avait pas d’interaction significative entre les groupes de traitement et l’âge.

En conclusion, lorsque des sujets âgés de plus de 65 ans dont l’hyperlipidémie est modérée et qui sont hypertendus sont traités par une statine en prévention cardiovasculaire primaire, on ne note aucun bénéfice en termes de mortalité. On observe même une tendance non significative à une petite augmentation de la mortalité globale sous pravastatine chez les sujets de plus de 75 ans.

Sources : 

Han B.H. et al. Effect of statin treatment vs usual care on primary cardiovascular prevention among older adults. The ALLHAT-LLT randomized clinical trial. JAMA Intern Med 2017 ; 177 : 955-965.

Curfman G. Risks of statin therapy in older adults. JAMA Intern Med 2017 ; 177 : 966.



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LES RUMEURS SUR LES STATINES IMPACTENT LA MORTALITÉ CARDIOVASCULAIRE


 

La communauté des cardiologues s’était ému des possibles conséquences que pourraient avoir sur la santé des patients à risque cardiovasculaire certains propos très négatifs concernant les statines. Et effectivement, une étude publiée dans The European Heart Journal confirme le bien-fondé de ces craintes.

Les auteurs cités en référence (hôpital universitaire de Copenhague) ont suivi au sein de la population danoise 674.900 patients âgés de 40 ans et plus, consommant des statines entre janvier 1995 et décembre 2010 et suivis jusqu’à la fin de l’année 2011. Durant cette période, les auteurs ont recensé 1931 "événements" dans les médias (presse quotidienne et magazine, radio, télévision, sites Internet, agences de presse) parlant de statines. Dans la majorité des cas (1090), la citation des statines était neutre en termes d’effet sur la santé ; en revanche, 110 fois les statines étaient évoquées pour leurs effets négatifs (effets secondaires, balance bénéfice/risque négative, etc.) mais 731 fois, c’était pour leurs effets bénéfiques.

Les chercheurs ont travaillé sur le lien qu’il pouvait y avoir entre ces histoires négatives à propos des statines et l’arrêt du traitement ainsi qu’avec des événements de type cardiovasculaire ou métabolique. Ils observent qu’à chaque fois qu’il y a diffusion, à l’échelle de la nation danoise, d’une histoire à tonalité négative à propos des statines, le taux d’arrêt du traitement augmente de 9%, en particulier au sein de la population traitée depuis moins de 6 mois. Et que ces arrêts prématurés d’un traitement par statine augmentent de 26% leur risque de faire un infarctus du myocarde et de 18% leur risque de mourir d’un événement cardiovasculaire.












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